Protection des aide-ménagères : « Bruxelles a pris ses responsabilités »

Communiqué de presse

 

Les syndicats du secteur des titres-services multiplient les actions. Leurs revendications ? Une revalorisation salariale et une amélioration des conditions de travail des aide-ménagères. De son côté, le Ministre bruxellois de l’Emploi, Bernard Clerfayt, a activé tous les leviers disponibles, selon la répartition des compétences, avec une réforme du secteur et une réglementation jamais égalée en matière de protection des travailleuses. 

Le système des titres-services a vu le jour il y a plus de 20 ans. En plus d’offrir la possibilité aux citoyens de bénéficier d’une aide-ménagère à un prix raisonnable, l’objectif premier du dispositif était de sortir les aide-ménagères du travail au noir en leur assurant un accès à la sécurité sociale. Un pari gagné, puisque depuis le système prospère et permet à des milliers de femmes de bénéficier d’un travail déclaré.

En Région bruxelloise, 28.137 aide-ménagères travaillent dans le secteur des titres-services. Chaque jour, elles effectuent des tâches ménagères auprès de 116.162 utilisateurs. Des tâches parfois pénibles et difficiles qui provoquent des maladies musculosquelettiques touchant les articulations, les muscles et les tendons, et pour lesquelles, elles n’ont pas nécessairement été formées. 

« Ce sont des femmes qui nettoient, repassent, font la lessive... Elles donnent de leur personne pour le bien-être de nos foyers. Il convenait d’assurer une meilleure protection de ces travailleuses, de leur permettre de développer leurs compétences et surtout de leur offrir un cadre de travail de qualité en vue de limiter les risques sur leur santé et d’alléger leur charge de travail à partir de 50 ans ! », déclare Bernard Clerfayt.

Aujourd’hui, le gouvernement bruxellois a adopté en 3lecture le projet de réforme des titres-services porté par le Ministre Bernard Clerfayt. La Région s’engage ainsi dans une amélioration qualitative importante des conditions de travail des aides ménagères. 

Dorénavant, les dispositions suivantes seront d’application : un parcours de formation obligatoire pour les nouvelles aide-ménagères, un volume de formation de 16h par an (contre 9h en Wallonie), une visite préalable obligatoire avant toute nouvelle prestation (facultative en Wallonie) ou encore une exclusion pour les utilisateurs au comportement abusif de 3 ans pouvant être portée à 5 ans en cas de récidive (en Wallonie la durée de l’exclusion est d’une année). 

« Bruxelles va plus loin et frappe fort pour protéger les aide-ménagères. Une chose est sûre, nous avons pris nos responsabilités ! La balle est maintenant dans le camp du fédéral, seule instance compétente en matière de bien-être au travail et de revalorisation salariale », conclut le Ministre amarante. 

La nouvelle réglementation bruxelloise en matière de protection des aide-ménagères sera d’application dès janvier 2025. 

 

Contact ? Marine Deschouwer – 0498 14 84 48

 

Les travailleurs étrangers actifs via le processus migration économique ne représentent que 0,5 % du total de travailleurs

Extrait de presse
Extrait de presse, La Libre : «La migration économique en forte hausse : “Les travailleurs étrangers ne volent pas nos emplois”»..

Extraits de l'article publié par La Libre :

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“Il faut arrêter avec l’idée que ces travailleurs étrangers voleraient nos emplois, a souligné le ministre Défi. Cela ne concerne que près de 0,5 % du total de travailleurs, ce qui n’est pas de nature à perturber le marché bruxellois.” Le gouvernement de Rudi Vervoort (PS) s’est par ailleurs déclaré, comme la Région wallonne, prêt à régulariser les travailleurs sans-papiers dans les secteurs en pénurie.

Migration économique : clarification des règles

Extrait de presse
Extrait de presse, La Capitale : "Clarification des règles pour recourir à la main d’œuvre étrangère".

Extraits de l'article publié par La Capitale :

Le parlement bruxellois a donné son feu vert, vendredi, à un projet d’ordonnance relatif aux modalités de recours à de la main d’œuvre provenant de l’étranger lorsqu’un entrepreneur ne trouve pas de candidats sur le marché de l’emploi.  

Le texte déposé par le ministre de l’Emploi, Bernard Clerfayt (DéFI), remet au goût du jour, une législation fédérale en partie transférée aux Régions via la dernière réforme de l’État. Selon le ministre, il vise à préserver l’intérêt économique de la Région, en s’assurant de la valeur ajoutée du développement de nouvelles activités économiques par des travailleurs étrangers.

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Matériel roulant et interfaces spécifiques : former les coursiers à vélo

Actualité
Matériel roulant et interfaces spécifiques : former les coursiers à vélo

Lancée en 2023, la formation au métier de coursier à vélo suscite un grand intérêt tant de la part des chercheurs d’emploi que des employeurs. Livreur vélo : un nouveau métier qui a le vent en poupe.

Un secteur professionnel qui accroit ses exigences

La pratique du métier de coursier à vélo requiert de nombreuses compétences techniques et sociales. Pourtant, le secteur est aujourd’hui caractérisé par une absence de formation professionnelle. Ce qui contribue au manque de reconnaissance du statut de coursier à vélo et, dans certains cas, à une précarisation importante de ses travailleurs, notamment dans l'économie des plateformes.

 « Progrès technologique, souci écologique, notre société est en perpétuel mouvement et impacte le monde professionnel. Les métiers d’hier ne sont pas ceux de demain.  Et permettre à nos entreprises de recruter du personnel qualifié, c’est aussi investir dans la formation à des métiers émergents tels que livreurs à vélo. Car savoir rouler à vélo ne suffit pas, il faut aussi apprendre à transporter de la marchandise, à adapter son itinéraire ou encore à développer sa relation client. Soutenir ces initiatives est bon pour l’emploi, pour la mobilité et pour la planète ! », souligne Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Inédit dans le secteur : un programme de formation créé en partenariat

« Depuis le mois d'avril 2023 je cherchais à me réorienter professionnellement. Ayant travaillé dans la gestion de projet, je cherchais un travail plus ancré dans le réel. J'ai donc foncé quand j'ai appris l’existence de cette formation. Toute la formation m’a permis d’être confiant pour trouver du travail dans ce secteur d'activité. Et alors que ma formation n'était pas terminée, j'avais déjà une proposition de job », témoigne Christophe Bihin, ancien stagiaire.

Urbike, Logisticity (et ses partenaires Bruxelles Formation et Actiris), Exaris et l’asbl CyCLO ont créé un premier programme de formation de coursier à vélo, réalisé grâce au soutien de la COCOF. 

« Chez Urbike, la formation adéquate de nos coursiers à vélo est très importante. Nous prévoyons une forte croissance au cours des cinq prochaines années et souhaitons compter plus de 100 coursiers à vélo, ce qui signifie que nous aurons certainement besoin de nouveaux coursiers motivés et compétents. La mission d'Urbike est de professionnaliser et d'élargir le secteur de la logistique des vélos et la formation professionnelle est essentielle à cette fin. Elle permet également d'apprécier le travail, qui requiert clairement de nombreuses compétences techniques et sociales », détaille Philippe Lovens, co-fondateur et CEO Urbike

Expérience concluante pour les participants

45 chercheurs d’emploi bruxellois ont postulé pour participer à la formation, pour 12 places disponibles. 5 stagiaires ont décroché un emploi dans le secteur, 2 autres poursuivent leur parcours de formation et seul un stagiaire n’est pas allé au bout de sa formation.

La formation visait à apprendre plusieurs compétences : des compétences techniques - utilisation et conduite de vélos-cargos et de remorques mais aussi préparation, manutention et contrôle des marchandises ou encore le code de la route appliqués aux coursiers à vélo - des compétences sociales - communication non-violente, collaboration au sein d’une équipe, contact client - et des connaissances sur le secteur et la profession incluant les droits et obligations des coursiers.

Un potentiel de croissance et des opportunités d’emploi

Une étude européenne estime qu’une livraison urbaine sur quatre pourrait être réalisée à vélo. Lorsque la logistique des services est incluse, ce chiffre atteint même 50% des mouvements de livraison en ville. Le secteur de la logistique urbaine ressent de plus en plus l’importance de se tourner vers des alternatives de transport durables et s’adapte en intégrant graduellement des solutions de cyclo-logistique dans ses activités. Par conséquent, de nouvelles opportunités d'emploi pour les métiers du cycle sont créées, et en particulier pour la profession de coursier à vélo.

Les 2 années précédentes, le nombre d'équivalents temps plein (ETP) a doublé dans le secteur de cyclo-logistique.

Job Day Enseignement

Actualité
Job Day Enseignement organisé par Actiris

Ce lundi 29 janvier, Actiris, Wallonie-Bruxelles Enseignement, les pouvoirs organisateurs des communes de Bruxelles-Ville, Ixelles et Saint-Gilles ainsi que le SEGEC (enseignement catholique) ont organisé un Job Day Enseignement.

« Le métier d’enseignant est un métier en pénurie depuis trop longtemps. Sur le www.jobecole.be, on compte 251 postes disponibles dans le secteur de l’enseignement, uniquement en Région bruxelloise.  En travaillant ensemble, employeurs et services publics, nous sommes en mesure d’offrir des solutions rapides et efficaces pour non seulement répondre aux besoins des employeurs mais également permettre à plus de Bruxellois de décrocher un emploi », détaille le ministre de l’Emploi Bernard Clerfayt.

Objectif recrutement

Au cours de ce Job Day, les chercheurs d'emploi se sont présentés aux différents employeurs. Ceux qui réussissent l'étape de l'entretien sont immédiatement invités à postuler en ligne via les PC mis à leur disposition à la Cité des Métiers afin d'accélérer les procédures. 

Les chercheurs d’emploi pouvaient également obtenir des informations sur le métier d’enseignant, les conditions de travail ou encore procéder à une simulation de salaire grâce aux partenaires présents. 

Les prérequis recherchés 

(Les candidats doivent remplir au moins une condition.)

  • Master : Français, mathématiques, sciences, langues ou tout autre diplôme
  • Diplôme d'instituteur, d'éducateur, de puériculteur
  • Tout diplôme obtenu dans l'enseignement néerlandophone (min CESS)
  • Expérience ou formation dans le domaine de la mécanique, de l'électricité, de la plomberie, du chauffage, de la diététique, de l'esthétique, de l'infographie, de la menuiserie et de la cuisine.

Professeurs de math, de science, de langue… Actiris a contacté plus de 5.000 chercheurs d'emploi pouvant correspondre aux nombreux profils.

Première formation professionnelle au métier de coursier à vélo

Communiqué de presse

Lancée en 2023, la formation au métier de coursier à vélo suscite un grand intérêt tant de la part des chercheurs d’emploi que des employeurs. Livreur vélo : un nouveau métier qui a le vent en poupe. 

Une étude européenne estime qu’une livraison urbaine sur quatre pourrait être réalisée à vélo. Lorsque la logistique des services est incluse, ce chiffre atteint même 50% des mouvements de livraison en ville. Le secteur de la logistique urbaine ressent de plus en plus l’importance de se tourner vers des alternatives de transport durables et s’adapte en intégrant graduellement des solutions de cyclo-logistique dans ses activités. Par conséquent, de nouvelles opportunités d'emploi pour les métiers du cycle sont créées, et en particulier pour la profession de coursier à vélo. 

 « Progrès technologique, souci écologique, notre société est en perpétuel mouvement et impacte le monde professionnel. Les métiers d’hier ne sont pas ceux de demain.  Et permettre à nos entreprises de recruter du personnel qualifié, c’est aussi investir dans la formation à des métiers émergents tels que livreurs à vélo. Car savoir rouler à vélo ne suffit pas, il faut aussi apprendre à transporter de la marchandise, à adapter son itinéraire ou encore à développer sa relation client. Soutenir ces initiatives est bon pour l’emploi, pour la mobilité et pour la planète ! », Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

La pratique du métier de coursier à vélo requiert de nombreuses compétences techniques et sociales. Pourtant, le secteur est aujourd’hui caractérisé par une absence de formation professionnelle. Ce qui contribue au manque de reconnaissance du statut de coursier à vélo et, dans certains cas, à une précarisation importante de ses travailleurs, notamment dans l'économie des plateformes.

« Depuis le mois d'avril 2023 je cherchais à me réorienter professionnellement. Ayant travaillé dans la gestion de projet, je cherchais un travail plus ancré dans le réel. J'ai donc foncé quand j'ai appris l’existence de cette formation. Toute la formation m’a permis d’être confiant pour trouver du travail dans ce secteur d'activité. Et alors que ma formation n'était pas terminée, j'avais déjà une proposition de job » Christophe Bihin, ancien stagiaire.

Urbike, Logisticity (et ses partenaires Bruxelles Formation et Actiris), Exaris et l’asbl CyCLO ont créé un premier programme de formation de coursier à vélo, réalisé grâce au soutien de la COCOF. 

« Chez Urbike, la formation adéquate de nos coursiers à vélo est très importante. Nous prévoyons une forte croissance au cours des cinq prochaines années et souhaitons compter plus de 100 coursiers à vélo, ce qui signifie que nous aurons certainement besoin de nouveaux coursiers motivés et compétents. La mission d'Urbike est de professionnaliser et d'élargir le secteur de la logistique des vélos et la formation professionnelle est essentielle à cette fin. Elle permet également d'apprécier le travail, qui requiert clairement de nombreuses compétences techniques et sociales », Philippe Lovens, co-fondateur et CEO Urbike

Un grand intérêt a été marqué de la part des chercheurs d’emploi et des entreprises du secteur. 45 chercheurs d’emploi bruxellois ont postulé pour participer à la formation, pour 12 places disponibles. Et 12 pistes d’emploi ou stages ont été promises par les acteurs de la cyclo-logistique à Bruxelles. 

La formation visait à apprendre plusieurs compétences : des compétences techniques - utilisation et conduite de vélos-cargos et de remorques mais aussi préparation, manutention et contrôle des marchandises ou encore le code de la route appliqués aux coursiers à vélo - des compétences sociales - communication non-violente, collaboration au sein d’une équipe, contact client - et des connaissances sur le secteur et la profession incluant les droits et obligations des coursiers.

Quel bilan après deux mois de formation ? 5 stagiaires ont décroché un emploi dans le secteur, 2 autres poursuivent leur parcours de formation et 1 stagiaire n’est pas allé au bout de sa formation. 

Chiffres-clés:

  • Urbike a reçu 45 inscriptions pour 12 places de formation
  • 11 des 12 candidats ont terminé la formation et ont évalué la formation très positivement (score de 8,4/10)
  • Les 2 années précédentes, le nombre d'équivalents temps plein (ETP) a doublé dans le secteur de cyclo-logistique

Plus d’infos ?
Pauline Lorbat – 0485 89 47 45

Lutter contre les pénuries d’emploi grâce à la migration économique

Communiqué de presse

Cet après-midi, les députés bruxellois voteront l’ordonnance Migration Economique, portée par Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi. Un sujet qui aura suscité de nombreux débats au sein du Parlement bruxellois.

La migration économique, c’est quoi ? La migration économique est un mécanisme qui permet aux employeurs de recruter des travailleurs étrangers aux compétences manquantes sur le marché de l’emploi. C’est donc un outil permettant de répondre à la question des métiers en pénurie. Le texte qui sera voté aujourd’hui permettra de simplifier cette procédure pour permettre aux employeurs de pourvoir leurs postes vacants.

« Certains veulent y voir un moyen pour régulariser les travailleurs sans-papier. Croire, ou pire laisser croire cela, c’est non seulement exploiter le désespoir de ces personnes mais aussi faire fi de la répartition des pouvoirs. Le droit de séjour relève uniquement du gouvernement fédéral. Cette question prégnante nécessite d’être solutionnée. Mais cela doit avoir lieu dans le bon hémicycle et porté devant les bons interlocuteurs », indique Bernard Clerfayt.  

Cependant, tout comme la Région wallonne, le Ministre Clerfayt se dit favorable à une régularisation des travailleurs sans-papier dans les métiers en pénurie. « Dans de nombreux secteurs, la pénurie de main d’œuvre pourrait devenir un sérieux handicap. C’est pourquoi, j’ai plaidé en Conférence Interministérielle, pour l’inscription d’un point afin de débattre d’une régularisation des sans-papiers qui disposent de compétences utiles pour lutter contre les pénuries de main d’œuvre », explique le Ministre.

D’autres, au contraire, voient dans la migration économique, un mécanisme qui subtiliserait l’emploi des Bruxellois.

« Il faut arrêter avec l’idée que ces travailleurs étrangers voleraient nos emplois. On compte en Région bruxelloise près de 800.000 travailleurs. Chaque année nous traitons environ 8.000 demandes de permis unique, dont la moitié sont des renouvellements. Cela ne concerne donc que près de 0,5% du total de travailleurs, cela n’est pas d nature à perturber le marché bruxellois. », rappelle Bernard Clerfayt.      

Le vote est attendu à partir de 16h en séance plénière du Parlement bruxellois.

Plus d’infos ?
Pauline Lorbat – 0485 89 47 45